vendredi 9 novembre 2012

Nouvelles du Liban, vendredi 8 novembre 2012


Jeudi, j'ai passé plus de 2h30 en transport en commun pour aller et revenir de chez mon dentiste. J'ai décidé de prendre le bus n°6, qui m'amenait dans la bonne direction. C'est une expérience géniale que j'aime revivre régulièrement. Le véhicule roule au pas pour permettre à tout un chacun de monter et de descendre n'importe où. La carrosserie  comme l'intérieur doit être juste bon pour aller à la casse, mais ici, ça roule. Tu t'y assieds, tu t'y salis... Mais quand on n'est pas pressé et qu'on veut pas dépenser trop, on prend le bus.

Mon dentiste m'a demandé de patienter une bonne heure pour s'occuper d'un autre client. Mais comme j'avais de la bonne lecture, ma Bible, j'ai patienté. La facture était tellement peu élevée que je me suis demandé s'il n'avait pas oublié quelque chose. Non, c'est le tarif ici: 120.00 CHF alors qu'en Suisse le montant aurait été bien cinq fois plus cher... Sans commentaire.


Plus tard, je suis allé faire des achats avec Lucie et Laurine, une aventure.
Qui n'a jamais été dans un supermarché et ne s'est pas demandé pourquoi les articles les moins sains sont juste à la portée des petites enfants?
Laurine s'est retrouvée avec un réveil matin à la main. Je me demande pourquoi il était à sa hauteur! Une heureuse coupure de courant nous a permis d'opérer un échange discret entre ce réveil matin et ma lampe de poche: Ouf, sauvés!

 Au retour, impossible de ne pas s'arrêter devant l'échoppe d'un marchand d'animaux. Des perroquets de plusieurs races, des singes en cage et même un grand pélican... à se demander pourquoi ce pauvre oiseau était là, attaché à une corde attendant... la mort!
Il faut dire que les cages sont bien trop petites, sales, pleine de vermines. Qui peut bien acheter ces animaux? Dans le magasin, des rats, des souris blanches, des petits chatons très sales et des chiots pataugeant dans leurs excréments. Ici, pas de service sanitaire ni de protection des animaux... C'est déjà bien si les droits des êtres humains sont respectés, il ne faut pas exagérer!
Mais ma petite fille était ravie de voir toutes ces boules de poils. Nous nous sommes gardés de la laisser les toucher.

Ce soir, l'événement du jour. J'étais avec Wissam à un rassemblement du renouveau charismatique.




J'ai été surpris, voire même choqué. Il y avait là entre 300 et 400 jeunes adultes de 25 à 35 ans. Des gens cultivés occupant des poste de cadre. Je les ai vus de mes yeux, chantant en arabe et en langues, priant avec ferveur...
Ils étaient de toutes origines: orthodoxes, catholiques maronites, chaldéens, catholiques  romains, protestants, évangéliques et j'en passe. Ils se réunissent un jeudi sur deux entre eux et les autres jeudis, pour une rencontre ouverte au public. J'ai fait la connaissance d'un jeune musulman qui est en recherche. J'ai rencontré un prêtre catholique maronite avec sa femme qui sont un des couples clefs de ces rassemblements.
J'ai, en 10 minutes,  pu donner mon témoignage de conversion à Jésus, expliquer le pardon que Jésus nous accorde et affirmer que Jésus veut être le roi de notre coeur avec chaque fois un beau tour d'illusion.
Impressionnant de parler devant tant d'adultes convaincus et surtout des jeunes.
Je suis sorti de là joyeux et jaloux pour mon pays! Quand verrons-nous ça en Suisse? Tous ces jeunes sont engagés dans leur église et se rassemblent deux fois par mois  autour de Jésus, sans étiquette, pour chanter, louer Dieu et s'exhorter les uns les autres à marcher avec Dieu.
Comme par hasard, lorsque ces gens ont découvert que Wissam présentait l'évangile avec les mêmes tours de prestidigitations, il a décroché plusieurs invitations pour des spectacles. Merci Seigneur.
Je m'arrête là, il faut que j'aille dormir... Alors à bientôt!

jeudi 8 novembre 2012

Nouvelles du Liban, mercredi 7 novembre 2012.


Hier matin, nous avons pris une route étroite et peu fréquentée dans la montagne pour traverser le Mont-Liban et retrouver la plaine de la Bekaa. Le temps était superbe et nous avons longé une vallée couverte de pins parasols. C'était un paysage verdoyant et calme tellement différent de la ville grise et bruyante.

Arrivé dans la plaine, nous avons commencé à apercevoir les camps de réfugiés syriens. Inutile d'essayer d'approcher ni même de tenter de les visiter. Ces gens sont terrés dans leurs baraques de fortune fait de bois et de plastique et ont peur que nous soyons des espions du gouvernement syrien. Nous ne sommes qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Syrie.

Nous étions attendus dans l'école du Prince des bédouins. Notre spectacle s'est déroulé dans le grand salon bédouin couvert de beaux tapis d'Orient. Comme les enfants ne comprenaient pas du tout le français, je me suis exprimé en anglais et Wissam traduisait en arabe. En fait, j'ai peu parlé et fais beaucoup "le clown" pour la plus grande joie de ces petits! 35 d'entre eux sont des enfants syriens. Le Prince a pris en charge un certain nombre de familles qui ont beaucoup d'enfants.


La plupart des enfants de cette école sont musulmans, mais ils savent que cette école est chrétienne.
Le Prince est un personnage clef dans la Vallée de la Bekaa. Il est le seul intermédiaire entre les membres des tribus bédouines et le gouvernement. Il est sage et sait régler les problèmes avec  justice. Il aime le Seigneur Jésus.

Son épouse, la princesse, porte le voile comme toutes les femmes de son clan, bien qu'elles soient chrétiennes.

Après le spectacle, nous avons rangé nos affaires et le moment du thé est venu.
Nous nous sommes assis à même le sol, sur des coussins posés sur des tapis et le Prince nous a servi le thé.

Ce fut un moment solennel suivant un rituel particulier. Et assis ensemble, nous avons parlé de tout et de rien, nous avons "refait" le monde et parlé de notre foi qui nous est commune.
Si nous avons pu présenter l'évangile dans une école chique la veille, ce jour-là nous étions auprès des plus pauvres.

 Ce voyage était un véritable cadeau, grâce à Wissam et au Seigneur qui organise si bien les choses. Le voyage de retour était fatiguant à cause de la chaleur...


Aujourd'hui, c'est congé. J'ai donc décidé de partir à la découverte de Beyrouth de manière insolite. Pour ce faire, j'ai fait appel à Paul, un artiste, ami de Wissam. Nous avons découvert des endroits bien particuliers.


Paul m'a amené derrière le cimetière des bus: l'ancienne gare des trains de Beyrouth, qui ne fonctionne plus depuis la guerre. Nous avons pu voir la gare avec son horloge du début du siècle dernier peinte à la main et venant le Paris.
 Il reste trois wagons pour les marchandises et deux pour les voyageurs avec les bancs en bois. Dans le fond de la cour immense se meurent 5 superbes locomotives à vapeur toutes rouillées sous l'immense réservoir d'eau. Pour voir cet endroit, il faut l'autorisation du chef de la direction des transports, et pour pouvoir prendre des photos, il faut en faire la demande par écrit. On retrouve des traces de la bonne vieille administration française... Je n'ai pas pu prendre de photos, mais ce sera pour une prochaine.

Chaque coin de rue nous a réservé une surprise. Le temps est toujours estival et je porte mes shorts!
Par hasard, j'ai découvert dans la propriété des Jésuites, le musée du Beyrouth de la préhistoire. Nous avions un guide qui nous a passionnés. Nous avons terminé notre visite par un film retraçant les principales découvertes au Liban et un documentaire expliquant comment les hommes taillaient le silex pour en faire des outils ou des armes. J'ai beaucoup apprécié cette visite. Nous sommes revenus en taxi avant les grands embouteillages de fin de journée.
Demain, pas de spectacle dans les écoles, c'est journée de grève, mais malheureusement pas dans l'école de Lucie...
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lundi 5 novembre 2012

Nouvelles du Liban, lundi 5 novembre 2012



Hier soir après mon message un jeune Syrien, étudiant en psychologie, est venu vers moi. Il m'a dit qu'il venait d'Alep, l'une des villes les plus meurtries de Syrie. Ses parents sont encore là-bas. Il est chrétien et il a des questions pour affermir sa foi. Nous avons parlé en français, il va garder le contact avec moi par e-mail.  J'étais très touché de le rencontrer.


Ce matin, nous étions levés tôt pour être prêts pour présenter notre spectacle au Lycée de Ville à Zouk, près de Jounié au nord de Beyrouth. 165 enfants nous attendaient dans une grande salle de spectacle. Nous avons eu un plaisir fou Wissam et moi. Les enfants étaient géniaux et nous avons tous bien ri.
Au début, je me fais interrompre par John la marionnette qui apparaît au dessus du rideau, nous avons tout un dialogue: le clown, la marionnette et le public. C'est Wissam qui a trouvé cette manière originale pour commencer notre spectacle. Les enfants sont parfaitement bilingues. Chacun est reparti avec son dvd d'Auguste... Comment Dieu va-t-il utiliser ce support? Merci encore à tous ceux et celles qui nous ont été à produire ce dvd.

Nous sommes repartis heureux et affamés...
Nous sommes allés voir le patron chrétien de la compagnie Boulos qui vend toutes sortes de produits à base d'huile d'olives. Nous avons aussi parlé de notre foi commune et il m'a invité pour présenter le coeur de l'évangile par la prestidigitation à plus de 300 jeunes ce jeudi soir. C'est une rencontre hebdomadaires oecuménique entre orthodoxes, catholiques et protestants. Je me réjouis de vivre cette nouvelle expérience. J'ai l'impression que ces frères et soeurs ont compris et mettent en pratique des enseignements que nous n'avons pas encore assimilés en Europe!

Demain, nous allons aller dans la plaine de la Bekaa, chez des Bédouins. Tout sera en arabe, je ne ferai que du mime et c'est Wissam qui annoncera l'Evangile à tous ces enfants. Je raconterai tout ça, c'est l'aventure qui continue.

Donc demain, plus d'une heure trente de route nous attend, nous passerons derrière le Mont Liban et redescendrons dans la plaine. Nous serons accueillis par le Prince des bédouins, chef de toutes les tribus nomades entre le Liban et la Syrie. Cet homme est une chrétien qui aime Jésus! Nous aurons peut-être l'occasion de voir les camps des réfugiés syriens. Merci de prier pour notre voyage et notre protection. Alors à demain...

dimanche 4 novembre 2012

Nouvelles du Liban, dimanche 4 novembre 2012

Tyr, le bord de mer. L'ancienne ville et sous l'eau depuis des siècles selon la prophétie biblique
Bonjour à vous tous,

Il y a  des traditions dans toutes le cultures. Ici au Liban, on dira facilement: "Viens à la maison! Viens boire un café! Viens manger!" Mais ce sont là des formules de politesse auxquelles il ne faut prêter attention que si la personne insiste; dans  ce cas, c'est sincère.
Wissam, mon beau-fils, aime taquiner les Libanais en prenant au sérieux leur proposition, alors chaque fois qu'un voisin l'invite chez lui, il y va, à la grande surprise de son hôte qui n'ose plus rien dire. Depuis, ses voisins usent moins cette formule de politesse... L'autre soir, dans l'ascenseur, un voisin nous dit: Venez à la maison, on se boira une bière! Chiche, Wissam et moi, nous nous sommes pointés chez lui. Le voisin a gardé le sourire, nous a offert une bière mais il ne savait plus que nous dire. Wissam, pince sans rire, souriait discrètement. Et moi, je ne dis rien, mais je souris dans mon coin.

Pour rejoindre le supermarché du coin, c'est, pour le piéton que je suis, le parcours du combattant. Bien entendu, il n'y a pas de trottoir, il faut marcher sur la route. Il faut éviter les déchets qui jonchent le sol, les trous de la chaussée, ne pas se faire happer par un véhicule peu attentif, ignorer les klaxons  incessant des taxis qui tentent de racoler les clients potentiels. Il faut constamment regarder devant soi, à gauche, à droite et surtout derrière soi, le danger peut surgir de partout et le pouvoir d'accélération étant bien faible chez un piéton, il faut savoir freiner à fond pour éviter l'accident. Trente  minutes de cet exercice épuise l'athlète citadin, l'incitant à ne plus renouveler l'exercice et à prendre un véhicule à quatre roues!
Maintenant, imaginez la même scène mais avec un piéton et sa poussette et son bébé, c'est tout simplement une gymnastique épuisante!



Tyr, côté d'Israël
Assurer 80 kilomètres de route au Liban, encore un exercice périlleux, mais que tout humain devrait vivre dans son existence. c'est ainsi que tôt ce samedi matin, nous sommes partis en direction de Tyr, le Sud! L'autoroute à trois voies permet à cinq véhicule de rouler de front. Il suffit de bien regarder les contour de son véhicule et ça passe!
Les parents "aiment" trop leurs enfants pour les garder dans le siège bébé ou simplement avec une ceinture de sécurité. Ils les portent sur leurs genoux soit côté passager soit même côté conducteur. Ces pauvres petits enfants rois pourraient s'ennuyer dans leur siège sécurisé! Je frémis chaque fois que je croise ce genre de convoi en pensant à un éventuel accident...

Nous sommes arrivés à Tyr chez nos amis Tony et Youmna et leur fille Sarah qui s'entend bien avec Laurine, elles ont six mois de différence.
Après le repas au restaurant, nous avons été à la plage vers 16h00. J'en ai profité pour nager un moment, l'eau était froide pour les Libanais: 24°, très bonne pour moi. Mais il faut se souvenir qu'au Moyen-Orient, la nuit tombe à 17h00, c'est-à-dire, nuit noire! La baignade était courte, mais bonne. Quant à Laurine et Sarah, elles  jouaient dans le sable avec Tony. Nous sommes rentrés vers 20h30 en direction de Beyrouth.
Alors là, c'était vraiment l'aventure! Les routes ne sont pas du tout éclairées, bien des véhicules roulent avec des phares disparates et réglés trop haut aveuglant les véhicules venant en face.
 En plus, il y des grosses ornières sur la route, des piétons que l'on ne voit pas et des scooter qui roulent à contre sens et sans éclairage! Arrivés sur l'autoroute par miracle (pas de panneau indicateur à la sortie de Tyr, ni d'éclairage) la conduite était beaucoup plus aisée. Nous sommes arrivés vers 22h, Laurine était toute chamboulée dans son programme de sieste et de sommeil. Ce n'est pas évident d'avoir deux petits en bas âge. Enfin, ma femme et moi, nous sommes passés par là, il y a bien longtemps.

Dimanche soir, j'apportais l'enseignement au Top à Beyrouth sur le thème du plaisir que le Seigneur nous donne sur la terre, ce qu'on appelle techniquement l'hédonisme chrétien.
Demain nous reprenons notre tournée des écoles. Je vous raconterai!

vendredi 2 novembre 2012

Nouvelles du Liban jeudi 1er novembre 2012

Aujourd'hui les écoles chrétiens sont en congé pour la Toussaint.
Nous en avons profité pour amener les enfants dans un grand centre commercial le long de la mer. C'était bien agréable de profiter de l'air conditionné alors que dehors la température était de plus de 30 degrés avec un haut taux d'humidité.
Laurine apprécie de pouvoir courir partout, de tout voir, de tout toucher. Son sourire attire l'attention de tout le monde.


Hier, mercredi, nous nous étions levé tôt pour ne pas être pris dans les embouteillages à la sortie nord de Beyrouth pour rejoindre l'école dans laquelle nous nous présentions.
Quelques 250 enfants de 3 à 11 ans étaient présents. Nous avons pu donner notre spectacle en français.


Les enfants réagissaient comme un seul homme et du premier coup. Ce fut pour Wissam et moi, une véritable partie de plaisir. Tous les nouveaux tours ont bien fonctionné et ont provoqué les réactions que nous attendions de la part de notre jeun public.

Lorsque nous étions à Tahaddi, c'était plus difficile car il nous fallait tout traduire en arabe.
Dans cet établissement, les enfants comprenaient parfaitement le français.

Lorsque nous aurons donné quatre à cinq fois ce spectacle, nous serons prêts pour la prise de vue par la société de production qui nous filmera.
Nous avons décidé de l'enregistrer au Liban, le spectacle est totalement différent lorsque nous nous trouvons devant un parterre de plus de 200 enfants que devant une soixantaine au maximum commeven Suisse.

A la fin, nous avons offert à chaque enfant notre Dvd avec le sous-titrage en arabe.


Nous savons que chaque Dvd sera visionné par une dizaine, peut-être même par une vingtaine d'enfants par exemplaire sans parler des adultes...
Je suis vraiment reconnaissant de pouvoir offrir ce cadeau à chaque participant... Et en plus l'Evangile est répandu de manière discrète dans tant de foyers!

C'est la semaine prochaine que nous allons présenter notre spectacle dans plusieurs écoles. Ce week-end avec le congé de Toussaint, nous sommes au repos. J'aimerai bien être une petite souris pour voir ce qui se passera dans les familles qui verront mon Dvd...

Nouvelles du Liban mardi 30 octobre 2012



Désolé mais à partir de 14h00 la chaleur est tel que je ne peux plus rester sur la terrasse. Il fait vraiment trop chaud. Je me réfugie dans ma chambre un peu plus fraîche.

Nous avons passé la matinée de lundi, Wissam et moi, sans les filles qui sont chez leur gardienne. Nous avons monté notre nouveau spectacle et je crois que ça va être génial! Wissam est vraiment doué et nous formons un bon tandem tous les deux.

Tout était en place pour ce matin, nous avons présenté une bonne partie de notre spectacle dans l'école du Sud de Beyrouth tenue par Catherine Mourtada.

Nous avons eu plus d'une heure d'embouteillage dans une pollution intense. 

Quelle surprise de voir à quelques centaines de mètres de notre but aux feux des enfants mendier. Très vite, ils nous ont reconnus et ont commencé à nous sourire et à nous dire notre mot magique "Guili-guili"! 
Ces petits de moins de 10 ans n'étaient pas à l'école. ils avaient dû être envoyer "travailler" dans la rue par leur père. Je me suis permis de les prendre en photo, accroché à nos rétroviseurs alors que nous roulions doucement!  pauvres petits. C'était une bonne introduction pour notre visite à Tahaddi. 

Plus d'une centaine d'enfants ont participé à notre spectacle arabo-français. Ça c'est bien passé et avant de partir, nous avons été chaleureusement accueilli par Catherine, heureuse de nous revoir.
Demain matin, nous présenterons notre spectacle dans une première école !

Nous sommes revenus bien fatigués. C'est plus la chaleur qui nous accable que nos activités clownesques!
Coté santé, je n'entends toujours pas bien, j'ai toujours la tête dans une casserole, mais je fais avec. Je dépends de Celui qui m'a fait venir ici. je reste confiant.

J'ai un plaisir fou avec nos deux petites filles. Elodie ne saoule de ses sourires et de ses gargouillis et Laurine adore son grand-père. Dès que je vais aux toilettes, elle est derrière la porte et elle m'appelle pour jouer avec elle. Je suis tellement reconnaissant pour ce temps avec mes enfants et mes petites filles.
Je me repose, je lis, je passe du bon temps.


La chaleur est vraiment intense et j'en souffre un peu: short et tee-short, c'est tout ce que je peux supporter... Mais ça va... Je pense au froid et à la neige qui ont pris possession de la terre d'Helvétie et je ne me plains pas...

Nouvelles du Liban dimanche 28 octobre 2012


Bonjour à vous tous,

Ce matin, nous avons gagné une heure de plus, le soleil brille très fort et la température avoisine à nouveau les 28-29 degrés. Quand je pense à la météo en Suisse avec le neige en plaine et le thermomètre jouant avec le zéro degré, je suis reconnaissant pour l'automne libanais... 
Les étalages sont remplis de fruits frais , j'en salive rien que d'en parler: tomates bien rouges, kakis, avocats, bananes, et toutes sortes de légumes plus appétissant les uns que les autres. C'est le bon moment de faire une cure de vitamines et de minéraux...

Hier, Lucie devant s'occuper d'Elodie m'a passé le volant pour traverser la ville et aller chez notre dentiste, j'ai conduis à l'aller comme au retour sans problème. J'ai très vite retrouvé l'usage du klaxon, élément essentiel dans la conduite libanaise. Il y a de nombreux feux de signalisation qui fonctionnent, les gens s'y arrêtent, mais il y a toujours des intrépides qui tentent la traversée du carrefour lors que le feu est au rouge. Il faut regarder partout et ne pas croire que tout ce beau monde va respecter la signalisation routière! C'est encore la jungle, mais un peu moins que l'an dernier. J'aime prendre le volant, ça me rappelle la conduite parisienne des années 80 !

Ce matin,  Wissam, Laurine et moi, nous étions sur le lieu de tournage du film dont Wissam a écrit le scénario. Très intéressant de se retrouver derrière les caméras! Mais très vite, je me suis rendu compte que l'actrice principale du film a à peine deux ans et s'appelle Laurine, bien sûr! Tout ce monde est fou de la voir, de la toucher, de la prendre dans les bras et de l'embrasser. J'ai dit à son papa, demande 1 $ par bisou et tu feras fortune...

Aujourd'hui, c'est encore une journée de repos. Demain, nous passerons, Wissam et moi, une bonne partie de la journée à monter notre nouveau spectacle: "La Magie des mots" que nous présenterons dans les écoles.

Je profite de ce temps plus calme  pour me réhabituer au rythme libanais, à la nourriture et vous avez deviné, à la chaleur. J'ai troqué le pantalon contre un short! Mes oreilles ne me font plus mal, mais je suis toujours partiellement sourd de l'oreille qui avait été infectée, ça devrait se guérir en douceur...
Et puis, j'essaie de remplir au mieux mon rôle de grand-père auprès de mes deux petites filles...

Nouvelles du Liban samedi 27 octobre 2012

Bonjour à vous tous,

Et voici, votre clown Auguste est au Liban depuis hier soir.

Le voyage de 3h30 s'est passé sans problèmes, bien que...
Je dois vous expliquer que je souffrais depuis 10 jours de problèmes ORL. Mardi 16, j'ai dû me rendre aux urgences de l'hôpital de Morges tant mon oreille gauche me faisait souffrir: une "belle" otite de l'oreille interne s'y cachait. Résultats, antibiotique pendant 10 jours.
Jeudi matin, afin d'éviter que mon tympan ne s'abîme avec la dépressurisation de l'avion, l'ORL a préféré faire une incision sur le tympan. Je suis encore sourd de l'oreille gauche, mais ceci devrait s'arranger avec le temps, patience, patience, patience...

Bon, et bien me voici au Liban, la température est de 29 degrés, un peu frais pour Lucie et Wissam... Il a plu pendant la nuit, mais ce matin, le soleil avait essuyé toute trace de pluie... Le bruit constant de la circulation, la pollution agressant mes narines et mes yeux, les odeurs des ordures et des épices se mélangeant dans l'air chaud: je suis bien au Moyen-Orient. Je n'entends presque plus le français, juste quelques mots de temps en temps, je suis bien à Beyrouth.

Deux semaines avant de partir, j'ai obtenu de la part de MEA, la compagnie d'aviation libanaise, de prendre avec moi 30 kgs supplémentaires pour mon matériel de scène... Merci Seigneur... Merci à la MEA!

Aujourd'hui, j'ai retrouvé très vite mon rôle de grand-papa auprès de Laurine et d'Elodie, rôle qui me va comme un gant. J'ai droit à des sourires d'Elodie, qui a quelque dix semaines et des rires de Laurine qui a 22 mois. Je suis fier de mes deux petites filles. Retrouver ma fille Lucie et mon beau-fils Wissam, quel cadeau! Je les apprécie tellement tous les deux. Je me réjouis de vivre ces trois semaines avec eux.

Ce matin, samedi, visite chez l'opticien pour un contrôle de la vue et refaire une paire de lunettes, puis visite chez mon dentiste préféré pour un contrôle de ma dentition et constater que tout va bien, une simple irritation sous une dent qui peut se soigner sans autre intervention que la prise d'antibiotiques pendant une semaine...



Et cet après-midi, immersion complète au cœur de Beyrouth en participant à l'accueil de 180 familles syriennes réfugiées dans le quartier de Bourj Hammoud. Nous leur avons offert un spectacle de chants, marionnettes et tours de magie... Je n'étais pas en Auguste, pas encore, laissez-moi débarquer s'il vous plaît... Mais même en civil les yeux des enfants tout comme des adultes étaient rivés sur mes mains et sur les objets qui apparaissaient et disparaissaient...

La fin du spectacle a été un moment fort, Michel Matar, le pasteur de l'église du "Top" que fréquentent mes enfants, a pu parler à ces réfugiés avec son coeur. Les Libanais ont aussi connu la guerre et seul Dieu peut être notre refuge, notre réconfort. De nombreux adultes avaient les larmes aux yeux et plusieurs ont demandé que l'ont prie avec et pour eux. Ce furent des moments forts. Après, distribution à chaque famille de carton de nourriture offert par la Société biblique du Liban.

Ce soir mes eux petites filles sont bien fatiguées. Il est temps de les laver et des les mettre au lit... Demain ce sera une nouvelle journée préparée par le Seigneur, je me réjouis des surprises qu'Il nous réserve.

Si mes missives qui seront presque quotidiennes ne vous intéressent pas, dites-le moi et je retirerai votre adresse de ma liste, sans problème. Je suis conscient que beaucoup ont leur boîte de courrier déjà trop bien remplie...

Merci pour votre amitié et vos prières.
Votre clown Auguste

samedi 17 décembre 2011

Un petit mot après une animation avec une trentaine d'adultes. Sympa!

Un tout grand merci pour cette soirée.
Enfin quelqu’un qui n’est pas professionnel des tours de magies et de spectacles bien huilés façon Tvcompatible.

Votre contact, votre approche et la simplicité de ce que vous avez présenté faisait que nous nous sommes sentis comme faisant partie de votre jeu.

Jamais nous n’avons eu l’impression d’assister à une animation. 
Nous étions l’animation avec vous comme directeur et meneur de jeu.

Que du bonheur !  Merci beaucoup
Gérald G.

Beyrouth, mercredi 30 novembre 2011.

Bonjour les amis,

Je reviens à l’instant de l’agence MEA à Beyrouth. C’est le directeur de l’agence qui s’est chargé lui-même de me trouver une solution pour mon voyage de retour. 

Merci Seigneur, Il a répondu à nos supplications ! En effet, je pars aujourd’hui, cet après-midi avec un vol MEA pour Paris et ensuite je rentre en Suisse avec Air France. Je serai à Genève à 21h45 ! Et… sans supplément, ni taxe ! J’ai simplement dû réduire mes bagages pour ne pas excéder 23 kg. Je suis prêt à revenir à la maison. Je quitte Wissam, Lucie et Laurine avec un gros pincement au cœur.



Le projet de revenir en novembre est plus clair. J’ai déjà reçu pour 600.00 CHF de promesse pour les Dvd ! C’est génial. Je sens que le Seigneur est en train de préparer quelque chose de spécial pour tous ces enfants.

Beaucoup de des visages, des situations, des bruits, des odeurs, se bousculent dans ma tête. Je prendrai du temps pour vous envoyer une dernière missive en conclusion de ce voyage.
 Merci encore pour votre intérêt pour mon ministère.
 Amitiés pleines de rires, votre clown Auguste !

Liban, Beyrouth, le mardi 29 novembre 2011


Lundi, nous étions au collège Maximos à Mansourié où plus de 240 enfants et leurs enseignants ont participé à mon spectacle. L’école n’étant pas bien fortunée, nous étions dans la cour couverte de l’école. Comme il faisait un peu plus de 20° nous n’avions pas froid. Je peux dire avec Wissam que ce fut le meilleur spectacle que nous avons donné ensemble de toute cette tournée. L’ambiance était… magique. On sentait la présence du Seigneur.

Lorsque tous ces enfants ont crié, pour ne pas dire hurler la parole de Dieu et lorsque nous avons prié ensemble, c’était extraordinaire. Ce matin, nous présentions notre spectacle devant un parterre de 220 enfants. Nous avions bien averti la directrice que les enfants devaient avoir plus de 5 ans, mais la moitié de nos spectateurs avaient entre 2 et 5 ans ! Pas facile pour eux, pas facile pour nous non plus. Mais ça c’est assez bien passé. Comme dit mon beau-fils, c’est l’aventure, c’est le Liban !
Deux personnes m’ont répondu concernant le projet des 2000 Dvd de mon spectacle à offrir aux enfants dans la prochaine tournée en novembre 2012. Je continue de prier pour cette « folie » pour Jésus !
Lundi soir, nous avons appris que la compagnie libanaise Middle East Airlines (MEA) était en grève pour 48 heures avec prolongation possible. Je me suis permis de vous adresser un S.O.S. pour que vous puissiez prier pour moi. À cette heure, nous n’avons toujours pas trouvé de solution. MEA ne peut pas me promettre que je pourrai voler vendredi matin, or il faut que je sois en Suisse vendredi midi, j’ai des engagements importants dès vendredi soir à Lausanne. La compagnie ne veut pas me rembourser mon billet, la grève peut peut-être cesser d’ici vendredi, mais rien n’est sûr ! Alors si je veux rentrer en Suisse avec une autre compagnie, c’est à mes frais et je ne serai ni remboursé par MEA ni pas le Touring club suisse qui ne rembourse que si j’ai une attestation de grève que MEA se refuse de donner !!! Revenir en Suisse à temps, sera à mes frais (500.00 francs suisses ou 420 Euros). Je dois me rendre demain matin au bureau de MEA et trouver une solution avec eux. Le vol pour Genève de demain matin 7h25 a été supprimé, mais peut-être y aura-t-il un vol jeudi matin ?
Nous devions être au Centre de Tahaddi avec Catherine Mourtada demain matin, mais vu les circonstances, nous avons dû annuler notre prestation.

Bon et bien je vois qu’il y en a un qui n’est pas content de ce que nous avons fait dans les écoles auprès de plus de 1600 enfants et une centaine d’enseignants ! Mais le Seigneur tient tout en main, Il a la solution à ce problème et je le loue à l’avance pour sa victoire. Merci de continuer de prier pour nous. Votre clown Auguste au pays des cèdres.

Liban, Beyrouth, le dimanche 27 novembre 2011


Ce week-end était tranquille, j’ai pu me reposer avant d’attaquer cette nouvelle semaine. Samedi après-midi, Catherine Mourtada qui travaille avec Tahaddi auprès des enfants déshérités du Sud de Beyrouth, m’a invité pour animer l’anniversaire de sa fille Nayla. Je me suis retrouvé avec une dizaine d’adolescents. Je ne suis pas venu en Auguste, ce n’est plus de leur âge, mais je leur ai montré quelques tours d’illusion tout en leur expliquant la portée spirituelle cachée derrière le geste. Et puis je leur ai expliqué le secret de l’illusion de quelques tours et nous avons fait un atelier. Je ne m’en suis pas trop mal tiré… Chaque expérience avec un groupe d’âge différent complète ma formation : être souple et savoir s’adapter, n’est pas toujours facile.

Dimanche soir, nous avons été au TOP (Tent of Praise) le lieu que fréquentent Lucie et Wissam depuis bien des années. Lucie y joue du violon pendant la louange. J’aime tellement entendre le son de son instrument surfer sur l’harmonie des autres instruments, mon âme en est touchée et puis… c’est ma fille qui joue ! J’étais venu là en simple participant quand Nouna, la femme du responsable est venue vers moi et m’a dit : « Tu sais que c’est toi qui parle ce soir ! » Non, je n’étais pas au courant, Michel, son mari n’avait pas été clair. Il m’avait simplement demandé quand je rentrais en Suisse mais n’avait pas fini sa phrase et à raccrocher son téléphone. Pendant le moment de louange, je me suis mis à l’écart pour demander au Seigneur ce qu’Il voulait que je transmette. J’ai fait part de ce je vis en ce moment dans ma relation avec Dieu et ma découverte de la prière contemplative. Rester en silence devant Dieu et être là pour Lui sans attente particulière. J’ai bien sûr fait référence à la culture monastique du Moyen-Orient qui a vu le jour dès le deuxième siècle et s’est développé un peu partout. Comme la moitié des participants était catholique, ils ont apprécié que ce soit des moines qui apprennent à des pasteurs comment prier dans le silence. C’était une soirée encourageante pour beaucoup. Bon et bien, je dois rester souple, être prêt à répondre à une demande et rester à l’écoute de ce que Dieu veut…. Mais ce n’est pas facile, moi qui aime bien tout planifier, tout organiser à l’avance. Enfin, le Seigneur sait ce qu’Il fait avec moi.

Demain matin, un autre spectacle m’attend. Je vous en parlerai. Merci pour votre soutien spirituel ! Votre clown Auguste

Liban, Beyrouth, le vendredi 25 novembre 2011


Ce matin, je me suis levé aux aurores, vers 5h00. Je voulais prendre le temps de prier pour être prêt pour cette  journée. Vers 7h30, nous étions dans le théâtre de l’école des Saints Cœurs du Rosaire à Nabaa à Beyrouth.
Nous avons mis en place notre spectacle et les enfants ont commencé à s’installer. À 8h30, 300 élèves et 20 enseignants étaient présents. Wissam, alias Billy Cookie, a commencé le spectacle en arabe avec deux tours de magie et il est revenu plus tard avec un autre tour pour me permettre de souffler un peu. Il est super génial et les enfants l’adorent. J’ai eu quelques difficultés avec mon jeune public. En effet, nous avions limité l’entrée aux enfants de plus de 5 ans, or la moitié de l’auditoire avait entre 3 et 5 ans, mais ils se sont bien amusés et ont entendu le message tout simple de l’Evangile.

Le temps de tout remettre en place et c’était reparti pour le second spectacle à 10h30. J’ai à nouveau eu le même groupe d’âge d’une autre école voisine. Mais ni Auguste, ni Billy Cookie, ne se sont découragés. Après 50 minutes de spectacle, les enfants en demandaient encore.

Nous avions encore une pause et en piste pour le troisième spectacle. J’ai pris le temps de me plonger dans la lecture de l’Evangile, c’est mon fioul à moi ! Je lisais en Luc 10 21-23  Au même moment, Jésus fut transporté de joie par le Saint-Esprit et s’écria : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents, et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits. Oui, Père, car dans ta bonté, tu l’as voulu ainsi….  Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : Heureux ceux qui voient ce que vous voyez !
Heureux êtes-vous Jean-Pierre et Wissam de voir ce que vous allez voir ! Mais de quoi allions-nous être témoins. 313 enfants de 7 à 12 ans et leurs 31 enseignants ont pris place. L’ambiance était extraordinaire. Vous auriez dû être là pour entendre la parole de Dieu proclamée avec puissance par tous ces enfants, j’en ai eu la chair de poule. Pour le tour qui présente l’efficacité de la mort de Jésus sur la croix, je suis allé choisir deux gars, des grands. La directrice qui se trouvait à leurs côtés m’a dit : mais comment se fait-il que vous avez choisi ces deux garçons ? L’un venait de dire que vous étiez nul et l’autre est un grand costaud perturbateur ! Je ne savais pas, c’est l’Esprit de Dieu qui me les a montrés. Lorsqu’ils sont revenus à leur place, les deux étaient très étonnés de ce qu’ils avaient vu de leurs yeux et encore choqué par le message. Ils ont déclaré : « Il est génial ce clown ! »
Le moment de prière était surnaturel. Les enfants priaient avec conviction, Dieu était là, mes amis. Il était présent dans cette salle. Je le voyais agir ! J’étais abasourdi devant ce que Dieu était en train de faire. Le spectacle s’est terminé et les plus grands de 10 ans on accouru vers moi pour me prendre dans leurs bras ! Une fillette s’est approchée et j’ai eu à cœur de lui signer une carte avec son prénom. La directrice revient vers moi et me dit : pourquoi avez-vous choisi cette enfant ? Je luis ai que j’étais poussé à le faire. Elle m’apprend que cette enfant est encore sous le choc de la mort subite de son papa l’an dernier. Il a été écrasé par un camion sur le pont en face de l’école. Comme je suis reconnaissant de pouvoir être un simple instrument auprès de ces enfants, plus de 800 aujourd’hui ! Du jamais vu en Suisse !
En étant témoin de ces événements, Wissam et moi, nous avons eu une idée. : offrir le Dvd de ce spectacle à chacun des enfants pour qu’ils le regardent avec leur famille. L’impact serait incalculable dans la vie de tous ces gens ! L’idée serait de revenir en novembre 2012, d’organiser une nouvelle tournée et de faire ce cadeau à chaque spectateur ! Quand pensez-vous ? Si vous filmons et produisons ce Dvd au Liban, ce projet coûterait dans les 3'000 francs suisses. Bien entendu, si les fonds sont plus importants, nous pourrions en offrir à plus d’enfants ! Hum… J’attends vos réactions ! Dites-moi votre opinion !
Merci pour votre amitié, votre intérêt pour mon ministère et pour vos messages auxquelles je ne peux répondre personnellement. Mais, vous êtes avec moi ici et vous avez aussi par à la bénédiction ! Alléluia !

Liban, Beyrouth, le jeudi 24 novembre 2011


Levé tôt ce matin, vers 6h00, j’ai pu profiter du lever du soleil sur la ville. Des couleurs orange et rose ! Superbe ! À 8h00 du matin nous étions sur la route. Heureusement les embouteillages étaient de l’autre côté de l’autoroute, des milliers de voitures avançant au pas, tandis que nus roulions à vive allure direction le Nord !

C’était mon premier spectacle dans cette région. Nous sommes arrivés bien à l’avance au Lycée d’Amchit. 148 enfants sans compter les adultes ont assisté à mon spectacle. C’était impressionnant d’entendre tous ces enfants crier de toute leur force la parole de Dieu. Je présentai un autre spectacle qu’hier : « Je t’aime pour toujours, Je suis avec toi tous les jours ! »  Le moment le plus palpitant est toujours lorsque les enfants répètent la prière de demande de pardon. Une des institutrices très frappée par le message priait à haute voix les yeux fermés. C’était beau à voir et à entendre… Pour Wissam et pour moi, c’est un privilège de voir ici Dieu à l’œuvre !
Par contre au retour sur la capitale, nous nous sommes offert plus de 45 minutes de bouchons. J’ai passé par la fenêtre ma tête encore maquillée coiffée de mon chapeau melon. Les sourires ont vite apparu sur le visage fatigué des conducteurs. Donner un petit peu de bonheur, c’est pour ça que je suis là !
J’ai gardé Laurine cet après-midi puis je suis parti voir mon dentiste. Cette petite fille est adorable, elle apprend tellement de choses à grande vitesse. J’ai simplement passé ce temps à la regarder. Ce n’est que vers 17h30 que je me suis mis en route pour mon rendez-vous. Il faut aussi que vous vous rendiez compte que c’est nuit noir dès 17h00. J’ai essayé de trouver un « service » (taxi collectif) mais les embouteillages étaient intenses et tous les taxis remplis ! Après quelques minutes, une voiture me prend en « service ». Le chauffeur rentrait chez lui, j’étais son dernier client. Mais il accepte d’aller dans une autre direction… Quand il apprend que je suis pasteur, en arabe « abouna », il m’embrasse les mains et décide de m’amener le plus vite possible à destination. J’ai cru frôler la mort de près plusieurs fois… Arrivé à bon port 30 minutes plus tard, après avoir doublé en triple file, être monté sur le trottoir et grillé plusieurs feux rouges, mon chauffeur bénit Dieu et le ciel pour la bénédiction d’avoir transporté un « abouna » dans sa voiture. Lorsque je lui tends un billet de 5'000 l.l. pour le prix de ma course, il le prend en l’embrassant plein de reconnaissance. Quelle aventure ! Jamais je n’ai été accueilli avec autant de respect en tant que pasteur dans toute ma carrière. Comme dirait mon beau-fils : c’est le Liban !
Demain matin dès 7h30, ce n’est pas un spectacle, ce ne sont pas deux spectacles, mais bien trois spectacles à présenter dans la même école ! Merci pour vos prières ! Plusieurs centaines d’enfants attendent avec impatience le clown Auguste !

Liban, Beyrouth, le mercredi 23 novembre 2011


Me voici plongé tout entier dans mon ministère de clown. Aujourd’hui, nous sommes montés à Beit Chabab à l’école des Sœurs des Saints Cœurs. Nous étions à plus de 1000 mètres d’altitude. Le soleil brillait, la chaleur était moins intense qu’à Beyrouth, mais on se serait cru encore au début de l’automne. J’étais en bras de chemise.
L’accueil des sœurs a été chaleureux, elles m’attendaient avec impatience et se demandaient comment l’Evangile allait être présenté aujourd’hui par ce drôle de clown. Ce n’était pas une cinquantaine d’enfants qui m’attendaient, mais 260 spectateurs de 3 à 12 ans ! Je ne vous dis pas l’ambiance sur la scène et dans la salle. C’était Gé- ni-al !!! Ces enfants comprenaient bien le français, donc pas de barrière linguistique. Je présentais mon nouveau spectacle « Ce qui est vrai, dis-le, la Vérité te rend libre ». Le moment le plus impressionnant et le plus fort a été comme d’habitude lorsque les enfants prient en répétant mes paroles de demande de pardon adressé à Jésus ! Que se passe-t-il alors dans les cœurs de ces enfants ? C’est juste l’action secrète de l’Esprit Saint et puis entre nous, ça ne nous regarde pas. Moi, je ne suis que son instrument souriant et maladroit. Je regarde, j’écoute Dieu à l’œuvre…
Il y a quelque chose de magique lorsque vous voyez et entendez 260 enfants crier avec force la Parole de Dieu : Moi, je n’ai plus l’impression d’être sur terre ! Je sais aussi que les sœurs reprendront mon enseignement dans les jours qui viennent pour bien l’ancrer dans la mémoire de mes spectateurs en culottes courtes. Petit détail, ma prière commence et se termine par un signe de croix à la manière orientale. C’est ainsi que ma prière, au dire d’une sœur, est très catholique ! J’ai toute la confiance des sœurs et je peux proclamer sans détour le pardon que Jésus nous offre gratuitement. J’aime cet œcuménisme-là !
Wissam, mon beau-fils et moi, travaillons très bien ensemble sur scène. Nous montons la scène, puis il s’occupe de la sonorisation et de la musique. Pour que les gens apprennent à l’apprécier, il prend la première partie et faisant deux tours d’illusion en arabe avec les enfants et les enfants l’aiment. J’espère qu’il sera invité après mon passage. Moi, je reste quelques jours, lui il est au Liban !
Ce soir je suis fatigué, mais de cette bonne fatigue après un travail bien fait. Se savoir à sa place et utile entre les mains du maître, c’est bon. Demain matin, nous serons dans le nord du Liban. C’est la première fois que je vais dans cette région… Surprise, surprise ! Merci pour tous ceux et celles qui prient pour moi, pour Wissam et pour tous ces enfants.

Liban, Beyrouth, le dimanche 20 novembre 2011


Le soleil a réchauffé bien vite l’atmosphère. S’il fait plutôt frais et humide dans les maisons, la température de 20° est bien agréable dehors.

Hier j’ai fait du babysitting avec ma petite Laurine et tout s’est très bien passé : j’ai passé la plupart du temps assis par terre avec cette petite puce qui bouge sans cesse.
Elle est extrêmement curieuse, tout l’intéresse et elle circule à quatre pattes à toute vitesse dans toute la maison. Elle n’a peur de rien et aime partir à l’exploration. Je passe des moments précieux avec elle et je me souviens du temps passé avec mes enfants à cet âge.

Ce matin, nous sommes partis, Wissam et moi, « à l’aventure ». On ne s’est pas lavé, ni rasé pour passer inaperçu dans le quartier que nous allions explorer. On s’est habillé de manière très « pauvre ». Wissam m’a affublé d’un bonnet de laine rouge et noir, style travailleur syrien, et nous voilà parti au marché des pauvres. Celui que Wissam appelle « Bizarre Bazar ». C’est le fait le « marché du dimanche » où vend du tout à des prix imbattables. Je crois que tout ce qu’on peut trouver comme contrefaçon en bijoux, montres, parfums et habits se trouvent sur les étales. La clientèle est pauvre mais personne ne pouvait nous prendre pour des touristes au milieu de celle foule bigarrée. Les odeurs de crasse, de transpiration, de café turc, de parfums bon marché, de nourritures cuites dans une huile noire, tout nous donnait envie d’abréger notre visite. Suite aux pluies torrentielles, le sol était boueux, mais l’expérience en valait la peine.

Nous avons retrouvé David, un vieux bouquiniste Arménien. Quel plaisir de converser avec cet homme, clochard de son état mais un véritable puits de science, une source intarissable d’informations sur l’histoire de la communauté arménienne. De plus c’est un homme qui aime et connaît son Sauveur, Jésus !

En sortant de là, nous nous sommes dirigés vers le camp palestinien de Sabra et Chatila au sud de Beyrouth. L’entrée du camp se situe très près du centre de Tahaddi géré par Catherine Mourtada et son équipe. Wissam me dit alors « dès ce portique, nous ne sommes plus au Liban, mais en Palestine ». Les rues étroites d’un mètre cinquante de largeur se succèdent dans un entremêlement de fils d’électricité et de téléphone. Des tas d’ordures un peu partout autour desquels jouent des petits enfants sales et mal habillés. Je suis dans le camp de réfugiés palestiniens. Beaucoup de familles palestiniennes s’y sont réfugiés après la création de l'état d'Israël de 1948. Ils attendent toujours de pouvoir retourner sur leurs terres dans leurs maisons depuis plus de 60 ans ! C’est avec une certaine appréhension que je traverse ces ruelles. En 1982, le camp, encerclé par l’armée israélienne, a subi un massacre par les milices chrétiennes avec la bénédiction d’Ariel Sharon. Entre 1000 et 3000 femmes, enfants et vieillards ont été massacrés ! Je suis chrétien, je porte une certaine responsabilité même si ces « chrétiens » ne l’étaient que de nom.

Wissam retrouve un vieux palestinien de 86 ans qui nous accueil dans sa maison. Il lui demande pardon pour ce que les chrétiens ont fait dans ce camp… Le contact est difficile, il a peur de moi, il pense que je suis un espion juif du Mossad. Je lui montre mon passeport suisse, la photo de clown, mais il reste suspicieux. Il me fixe alors dans les yeux et me dit : « Même si tu es un juif, tu es le bienvenu dans ma maison et je veux bien t’accueillir ! » la conversation se poursuit avec beaucoup d’hésitation de sa part. Il me dit que des espions du Mossad sont déjà venus dans son quartier et qu’ils ont assassiné des responsables palestiniens du camp. Je dois avouer que j’éprouve un grand malaise. Comment le convaincre de ma bonne foi ? Je me sens rejeté alors que je n’ai rien fait de mal. Mais n’est-ce pas le sentiment qu’il a depuis 60 ans ! Il n’a rien fait pour mériter d’être chassé de chez lui et ne peut rien faire pour faire valoir ses droits !...

Il se lève et nous prépare le thé à la manière orientale. Il verse le sucre, puis le thé bouillant d’une vieille bouilloire. C’est le rituel du thé. Il était dans l’armée anglaise comme policier avant la création de l'état d'Israël. Il nous raconte combien la vie était agréable alors et que Juifs, chrétiens et musulmans s’entendaient bien. Il avait des amis autant juifs que chrétiens…
Après un moment nous lui disons au-revoir et Wissam propose que nous prions pour lui. Je prie en français, Wissam traduit en arabe : « Seigneur merci pour l’accueil de notre nouvel ami, béni-le ainsi que ses enfants, ses petits enfants et ses arrières petits enfants. Je prie qu’il découvre ta grâce et que tu permettes qu’un jour Juifs, musulmans et chrétiens vivent en pays sur la terre de Palestine … » Dès ce moment son regard s’adoucit, nous voulons partir, mais il nous retient et nous dit qu’il n’a pas encore fini de vous honorer. Il revient de sa cuisine avec des belles mandarines et nous mangeons ensemble, on parle de nos familles, de nos enfants, de nos petits enfants. Après un long moment, nous lui disons enfin au-revoir. Wissam le prend dans les bras et l’embrasse, je fais de même. Nous avons un nouvel ami. « Revenez quand vous voulez, vous serez toujours les bienvenus ! »

Je sors de sa maison avec à la fois une profonde joie et une grande tristesse. Joie d’avoir rencontré cet homme, tristesse de constater la méchanceté des hommes. Comment permettre à des centaines de milliers d’hommes, femmes et enfants de vivre dans des camps de misère dans la boue et la crasse sans aucun droit depuis plus de 60 ans ? Et tout ceci  avec la bénédiction du monde occidental ! Je reste perplexe et je dis à mon Seigneur : « Jusqu’à quand ? ».